Abutilon mégapotamicum.

par François Fossey

Les abutilons sont des arbustes de climat tempéré dont les feuilles rappellent celles des érables. Elles sont souvent panachées ou piquetées de jaune sur fond vert. Ils se plaisent au soleil dans un endroit abrité et sont peu exigeants sur la qualité du sol, qu’ils préfèrent cependant léger, frais et non calcaire.

 

Dans notre région, ils sont le plus souvent rustiques mais il est prudent d’en faire des boutures à l’automne pour les hiverner à l’abri en cas de froid inhabituel.

L’abutilon mégapotamicum a un port étalé et des rameaux souples qui peuvent atteindre deux mètres. On peut le palisser ou le faire grimper dans un arbre. Ses fleurs forment une lanterne rouge avec une crinoline jaune et un pistil avec des étamines en battant de cloche

Sarracenia purpurea.

par François Fossey

 

 

Il s’agit de la plante carnivore la plus répandue en Amérique du Nord et naturalisée en Irlande et dans le Jura. C’est une plante de tourbière qui pallie la pauvreté du sol en s’alimentant d’insectes. Un rhizome traçant porte des rosettes de feuilles modifiées en forme de cornet ou de tube creux appelés ascidies. Ils mesurent une quinzaine de centimètres et n’ont pas d’opercules pour pouvoir se remplir d’eau de pluie dans laquelle la plante secrète des sucs digestifs. L’odeur attire les insectes qui se posent et glissent dans le cornet du fait des poils et des secrétions muqueuses. Elle fleurit en mai-juin, une grande fleur pourpre au bout d’une hampe. Complètement rustique, elle peut rester dehors en hiver, en substrat humide. L’été, le pied du pot doit baigner en permanence dans une soucoupe d’eau de pluie : elle ne supporterait pas l’alcalinité des eaux du robinet. On les cultivera dans de la tourbe blonde pure et on ne mettra jamais d’engrais, (si elle a de l’engrais, elle n’a plus besoin de capturer des insectes et les ascidies disparaissent). Le plein soleil permet d’avoir des couleurs plus vives. Dans la nature, les touffes peuvent atteindre un mètre de diamètre.

 

 

 

 

 

 

 

Conseil du jardinier.

 

 

 

Pour réussir la culture des plantes carnivores, utiliser comme substrat de la tourbe blonde, ne jamais mettre d’engrais, arroser exclusivement à l’eau de pluie.

 

Lithodora.

par François Fossey

Il s’agit du « Grémil » qui regroupe un certain nombre de variétés de la famille des borraginacées,  genre de sous arbrisseaux et de vivaces à feuillage persistant. Ce sont des plantes de rocaille rustiques qui se plaisent en plein soleil en sol frais mais bien drainé. Leurs fleurs aux pétales étalés sont du plus heureux effet. On les multiplie par boutures aoûtées ou semis. On rabat les tiges après la floraison. Il vaut mieux ne pas déplacer un sujet installé.

 

Lithodora diffusa ‘’Grace Ward’’ est un petit arbuste à port compact. Les tiges trainantes, qui grimpent éventuellement sur les supports avoisinants, se couvrent de fleurs bleu foncé, (le modèle de la photo est ‘’Heavenly Blue’’). Les feuilles sont petites, lancéolées et duveteuses.

Ipheion uniflorum.

par François Fossey

 

 

 

 

Originaire d’Amérique du sud et appelé aussi triteleia, brodiaea uniflora ou étoile du printemps, l’ipheion est une liliacée d’une quinzaine de centimètres qui fleurit en avril. Ses fleurs en étoile, une par tige, sont violet pâle, éventuellement blanches ou jaunes. Les feuilles sont vertes et effilées. Les bulbes peuvent rester en place mais un léger paillage est utile pour protéger la plante. On peut aussi l’utiliser en potées qui sont du plus heureux effet.

 

La primevère

par François Fossey

La primevère.

 

 

 

C’est la fleur de saison par excellence puisqu’elle fleurit pendant l’hiver. Parmi les variétés sauvages, on distingue la primevère jaune de type ‘’acaule’’, dont les fleurs jaillissent directement du cœur de la plante. C’est la plus courante dans le nord de la Manche car elle préfère les terrains acides. L’autre variété, également jaune, est le type ‘’élatior’’ dont les fleurs forment une ombelle portée par une tige qui les dégage bien du feuillage. On la rencontre volontiers en terrain calcaire. Les primevères de montagne sont souvent de ce type.

 

Parmi les primevères de jardin, on retrouve les deux présentations, de même chez les primevères d’intérieur. Dans la variété ‘’élatior’’, il existe des cultivars dont la hampe florale porte des ombelles sur plusieurs étages. Impossible de les énumérer toutes : Il en existe plus de six cents variétés de coloris et de présentations différentes. Les primevères acaules sont facilement utilisables en jardinières d’extérieur.

 

 

 

 

 

Photo : Primevère ‘’élatior‘’ de fleuriste.

 

Question :

 

Est-ce maintenant qu’il faut tailler les hortensias

Les hortensias ont des inflorescences qui ne sont plus guère décoratives, d’où votre question.

 

On peut effectivement les supprimer dès maintenant en coupant au dessus des premiers beaux bourgeons. Il ne faut pas le faire trop tôt en saison pour éviter que ceux ci ne démarrent. On peut aussi profiter de cette taille pour supprimer les rameaux disgracieux ou trop âgés et refaçonner la silhouette de la plante.

 

D’aucuns préfèrent attendre le printemps pour procéder à cette intervention. C’est tout aussi valable, surtout dans les régions froides, car les ‘’têtes’’ protègent du gel.

 

Cette réponse concerne les hortensias qui fleurissent sur du bois de 2ème année, ceux qui fleurissent sur le bois de l’année, (‘’Annabelle’’ par exemple), seront taillés très court au printemps.

 

Le schizostylis.

par François Fossey

C’est une plante originaire d’Afrique du sud, dont les cormes rhizomateux se multiplient rapidement par drageons et donnent de grosses touffes qu’il faut diviser régulièrement sous peine d’envahissement anarchique au bout de quelques années.

Ses fleurs en épis et ses feuilles allongées le font ressembler à un élégant petit glaïeul de 40 à 60 cm de haut.

 

Il appartient à la famille des iridacées et fleurit d’octobre à décembre, ce qui est appréciable à une période où les fleurs se font rares. Il peut même attendre la neige comme en témoigne la photo, mais il n’y survivra pas !

 

Il se plait au soleil ou en mi-ombre, en sol riche et frais car il craint la sécheresse de l’été. On peut donc l’installer en bordure d’un bassin ou d’un bosquet.

 

Schizostylis coccinea présente de grandes fleurs écarlates en forme d’étoile à six pétales. Il existe aussi des variétés roses et blanches.

 

Le sarrasin.

par François Fossey

 

 

Le sarrasin est une plante herbacée annuelle cultivée pour ses graines, des akènes, riches en amidon. C’est le ‘’blé noir’’ cultivé par les Bretons pour faire les fameuses galettes. C’est une céréale très rustique qui s’accommode de tous les sols, même les plus pauvres. Elle est de moins en moins cultivée en France mais les chasseurs l’utilisent volontiers pour leurs ‘’cultures à gibiers.’’

Les jardiniers s’intéressent surtout aux cosses de sarrasin dont ils font des paillages pour maintenir l’humidité des plates bandes et empêcher la pousse des adventices. (Une minoterie du Val de Saire en fournit à la demande).

Le sarrasin fait partie de la grande famille des renouées ou polygonacées rencontrées souvent dans les jardins mais dont on a tendance à se méfier à cause de la fameuse renouée du Japon, si envahissante qu’elle est considérée comme une peste végétale.

La scille d’automne.

par François Fossey

La scille d’automne, comme son nom l’indique, fleurit à partir de septembre dans les lieux herbeux secs et rocailleux, de préférence à proximité du littoral. Dans la région, elle affectionne particulièrement les dunes comme à Biville où elle forme de grandes colonies.

 

C’est une petite plante bulbeuse de quelques centimètres, glabre, dont les petites fleurs en étoiles de quelques millimètres de diamètre s’épanouissent en grappe au sommet d’une hampe d’une dizaine de centimètres. Lilas à bleu violacé, rarement blanches, elles précèdent la pousse des feuilles, toutes radicales, filiformes et vert foncé.

 

C’est la période pour l’observer mais il faut regarder attentivement où on met les pieds car elle est discrète et on peut la piétiner sans la voir !

 

L’œillet de dune.

par François Fossey

 L’œillet de dune est une plante protégée que l’on rencontre de plus en plus rarement. Ceux de la photo poussent à Chausey, il y en a aussi aux limites de Barneville – Saint Jean et dans quelques autres lieux de la côte.

C’est le cousin de l’œillet des Chartreux rencontré en montagne et de l’œillet mignardise.

Très odorante, la fleur à cinq pétales dentés est d’un bleu plus ou moins pâle avec des variantes tendant vers le rose comme le ‘’dianthus gallicus’’ des côtes atlantiques.

Les tiges sont grêles et les feuilles, de couleur bleu-vert, opposées fines et allongées.

Il pousse dans les dunes fixées parmi les autres plantes de dune.

La carline de dunes.

par François Fossey

La carline de dunes, ou carline vulgaire, est un chardon biannuel que l’on rencontre couramment dans nos dunes littorales, les prairies et pelouses sèches ou les coteaux arides, en sol calcaire ou sableux. Elégant et décoratif, il sèche sur pied et restera ainsi une bonne partie de l’hiver.

C’est, comme tout chardon, une plante épineuse assez brutale. Sa tige vigoureuse, ramifiée ou non, porte des feuilles alternes, étroites et allongées, coriaces. Les fleurs composées forment des capitules de 2 à 4 cm de diamètre. Elles sont le plus souvent regroupées de 2 à 5. Jaunâtres à brun, elles sont entourées de bractées de même teinte mais  plus claires, linéaires, rigides et pointues. Les fruits sont des akènes surmontés d’une aigrette à poils plumeux. Ils se disperseront seulement en automne ou hiver. Cet élément, ainsi que le fait les ‘’pétales’’ sont en réalité des bractées explique la longévité de la fleur.

Dans sa première année, la plante se présente comme une rosette de feuilles basilaires

Le sceau de Salomon

par François Fossey

 

 

Le sceau-de-Salomon, (polygonatum), est une liliacée de la famille des convallariacées.

C’est une plante sauvage de sous bois voisine du muguet qui se caractérise par une longue tige de 30 à 80 cm porteuse de feuilles alternes à l’aisselle desquelles pendent de petites fleurs tubulaires blanches, généralement isolées ou regroupées par deux, (polygonatum vulgare ou odorant, à tige anguleuse), ou par 3 à 5, (polygonatum multiflorum, à tige ronde). Certaines variétés, rencontrées en montagne ont des tiges beaucoup plus grandes et ramifiées. Les baies, d’abord rouges, deviennent violettes en mûrissant. Polygonatum verticillatum a des tiges dressées et des feuilles lancéolées beaucoup plus étroites mais les mêmes fleurs blanches en forme de cloche allongée à sommet verdâtre.

Comme le muguet, c’est une plante rhizomateuse qui fleurit en mai.

Comme le muguet, c’est une plante toxique pour le cœur. Ses propriétés médicinales la font utiliser contre la goutte et les rhumatismes.

Son nom lui vient de ce que la tige, qui pousse verticalement à l’extrémité du rhizome, laisse sur celui-ci quand elle sèche à l’automne une cicatrice qui rappelle les sceaux anciens des rois. En déterrant complètement cette racine, on pourrait connaître l’âge de la plante en comptant toutes les ‘’cicatrices’’ puisqu’il y en a une par an.

Le sceau-de-Salomon est très fréquent dans nos sous bois normands.

Le clivia.

par François Fossey

 

Le clivia est une magnifique plante d’intérieur à floraison prolongée. C’est une classique des maisons de nos grands-mères.

 

Ainsi nommée en l’honneur de Lady Charlotte Florentia Clive Percy, duchesse de Northumberland qui fut la première à obtenir une fleur en Angleterre, cette ornementale est une amaryllidacée originaire d’Afrique du sud. Les feuilles vert foncé et luisantes forment un éventail ressemblant à un gros poireau au centre duquel émerge une hampe rigide qui porte une inflorescence de grandes fleurs rouge-orangé.

 

Elle craint l’excès de soleil en été et elle a besoin en hiver d’une période de repos et de sec à une température n’excédant pas 10°.

 

Elle fleurira d’autant mieux que le pot est petit : les rempotages ne se feront que tous les trois ans lorsque les racines déborderont. On peut en profiter pour dédoubler la plante.

 

Facile d’entretien, ses besoins en eau sont limités, il faudra donc lui en donner avec parcimonie.

 

On peut l’installer dans le jardin à mi-ombre en été.

 

 

 

 

 

Question.

 

 

 

Mes petits pois qui levaient bien ont disparu progressivement. Pourquoi et qu’y faire ?

 

 

 

Trois explications possibles :

 

Escargots et limaces les ont dégustés, chaque jardinier apporte la réponse qu’il souhaite en fonction de sa sensibilité et de ses conceptions écologiques.

 

Les oiseaux, attirés par le vert et les feuilles tendres les ont dévorés… à moins qu’il ne s’agisse de mulots, auquel cas il ne reste rien, même pas le graine.

 

Dans ces deux derniers cas, on peut leur en interdire l’accès en semant des poquets de 4 à 6 grains tous les 15 à 20 centimètres dans des bouteilles à eau coupées et enfoncées dans la terre. Les plantes se développent et, lorsqu’elles dépassent le haut des bouteilles, elles sont suffisamment fortes pour se défendre.

 

Les pleiones.

par François Fossey

 

 

Les pleiones sont des orchidées bulbeuses de pleine terre et sont en général faciles à cultiver.

Leur feuillage est caduc et leur floraison survient au printemps, en général avant l’apparition d’une feuille solitaire, lancéolée, d’une quinzaine de centimètres.

Les fleurs sont de coloris variés, roses, rouges ou magenta avec en général des taches pourpre sombre sur le labelle pour ‘’P bulbocodioides’’. ‘’P. x confusa’’ est jaune canari,  ‘’p. hookeriana’’ a des variétés blanches, ‘’p. humilis’’ fleurit plutôt en automne avec des fleurs blanches ou mauves à labelle frangé, marqué de brun ou de cramoisi.

Toutes ces variétés, adaptées aux rocailles sont semi rustiques et devront donc âtre protégées en hiver. Des apports réguliers d’engrais sont indispensables pour permettre aux pseudo bulbes d’atteindre un volume suffisant pour permettre la floraison.

le forsythia.

 

 

 

Le forsythia est un arbuste à feuilles caduques d’une grande vitalité qui annonce l’arrivée du printemps.

Sa floraison jaune vif généreuse ensoleille le jardin dès le mois de mars. Elle est d’autant plus remarquable que les feuilles n’apparaissent que secondairement, ce qui transforme l’arbuste en une masse fleurie uniforme.

Le forsythia s’accommode de tous les terrains et se bouture très facilement.

Comme il fleurit sur les branches de l’année précédente, il convient de le tailler après la floraison si on souhaite limiter son extension ou rééquilibrer sa forme.

Et, si vous êtes impatient d’avoir des fleurs, prélevez quelques rameaux et mettez les au chaud, ils ne tarderont pas à s’ouvrir. On peut ainsi les utiliser en décorations de Noël, si on a pris la précaution de les prélever au début de l’avent.

Le cognassier du Japon.

 

 

Le cognassier du Japon, (et non le pommier), ‘’chaenomeles japonica’’ ou ‘’chaenomeles speciosa’’ est un arbuste de la famille des rosacées qui fleurit très tôt, théoriquement de mars à mai. Beaucoup sont fleuris en ce moment, parfois depuis plus d’un mois. Des hybrides créés à partir de ces deux variétés ont permis de varier les coloris, (rose plus ou moins foncé, rouge ou blanc). Le port de l’arbuste est lui aussi variable selon les cultivars, buissonnant ou érigé.

Les feuilles vert foncé et brillantes sont caduques. Les branches sont épineuses et brutales, l’écorce sombre. Les fleurs en forme de coupelles qui s’épanouissent avant la sortie des feuilles donnent des fruits jaunes qui ressemblent plus à des pommes qu’à des coings. Une à trois branchettes fleuries suffisent à créer un bouquet de bonne tenue en vase, très décoratif, rappelant les compositions japonaises.

Tous les sols ordinaires, moyennement calcaires, conviennent. On peut tailler après la floraison pour rééquilibre le port de la plante ou limiter son volume.

Question.Il est apparu dans mon jardin une petite mousse verte faite de petites feuilles rondes serrées de 1 à 3mm de diamètre chacune. J’ai essayé de l’éliminer mais elle continue de s’étendre et devient envahissante. Comment s’en débarrasser ?

 

 

 

Cette petite mousse verte tapissante est du soleirolia et elle est pratiquement indestructible. Vous pouvez essayer de recouvrir la zone concernée avec une bâche plastique débordante que vous laisserez en place plus d’une année ou bien labourer régulièrement le terrain ou encore l’éliminer manuellement de façon répétitive. Cette plante est parfois proposée comme une alternative aux pelouses pour éviter la tonte. Elle est aussi en vente chez les fleuristes pour garnir le pied des plantes en pot mais c’est une séductrice dangereuse à éviter.

L’anisodontea.

par François Fossey


 

De la famille des malvacées, comme les hibiscus de plein air avec lesquels il est souvent confondu, l’anisodontea est une plante arbustive originaire d’Afrique du sud. Son port buissonnant très ramifié et son feuillage grêle bien vert lui donne une silhouette remarquable, agrémentée par de nombreuses petites fleurs roses pratiquement pendant toute l’année dans nos jardins du Cotentin.

Il se plait en sol bien drainé et, théoriquement, ne supporte pas des températures inférieures à 6-8°. Celui de la photo, (prise cette semaine), est en pleine terre depuis plusieurs années, sans aucun dommage. Il est prudent toutefois d’en faire des boutures à l’automne pour parer à un éventuel hiver rigoureux.

Question.

 

 

Mon figuier est couvert de figues qui ne murissent pas, qu’est-ce que je peux faire ?

 

Le figuier est plus adapté au Midi de la France qu’à la Normandie et le manque de chaleur explique que les figues ne murissent pas.

Cependant, beaucoup de gens de la Manche mangent des figues de leur jardin, et elles sont excellentes.

Deux explications :

Votre figuier est mal exposé dans un secteur venté et froid ou, plus vraisemblablement, il s’agit d’une variété inadaptée à la région. Vous avez bien un ami ou un voisin qui a un figuier productif, demandez lui une bouture ou une marcotte et vous pourrez, vous aussi manger de vos figues.

Baccharis genistelloides.

par François Fossey


 

C’est un petit arbuste originaire d’Amérique du sud connu sous le nom de ‘’carqueja’’.

Il est utilisé par les indigènes comme nourriture et pour purifier et assainir l’organisme. C’est à ce titre qu’on le retrouve en phytothérapie dans les pharmacies et herboristeries.

Son aspect est très original évoquant la forme des coraux et rappelant l’aspect du genêt à ailettes, de certaines fougères ou de plantes succulentes.

C’est cet aspect insolite qui fait son attrait, plus que sa discrète floraison blanche en été.

Il se plait au soleil ou en mi-ombre et peut être planté en pleine terre car il est remarquablement rustique, jusqu’à -10, -12°.

La linaire commune.

par François Fossey


La linaire commune fleurit en fin d’été dans les chaumes, les prairies, les talus, les bords de chemins et les friches.

De la famille des scrofulaires, c’est une plante à souche rhizomateuse rampante à tiges dressées portant des fleurs jaunes de forme analogue à celles du muflier, (‘’gueule de loup’’) mais beaucoup plus petites, 20 à 30 mm.

D’autres linaires sauvages poussent chez nous, une variété aussi fréquente que la linaire commune étant la linaire cymbalaire ou ‘’ruines de Rome’’ qui pousse dans les vieux murs, laissant pendre ses tiges grêles fleuries de petites fleurs lilas ou violet-mauve.

Le séneçon jacobée, ‘’seneçio jacobea’’, herbe de Saint Jacques.

par François Fossey

Le séneçon jacobée est une plante sauvage qui affectionne les bords de route et les terrains vagues. Comme son nom l’indique, il fleurit au moment de la Saint Jacques, (25 juillet). On ne peut pas ne pas le remarquer actuellement tout au long de nos chemins. Ses grandes touffes de 60cm à 1m garnissent les talus et les bernes de beaux capitules rassemblés en fausses ombelles d’un jaune lumineux qui persisteront jusqu’en septembre. De la famille des  composées, il se comporte en biannuelle ou vivace.

C’est une plante médicinale utilisée à ce titre par les médecins de l’antiquité, les médecins arabes et ceux du Moyen-âge. On retient surtout actuellement ses vertus cicatrisantes et anti hémorragiques mais, comme toute plante active, il faut l’utiliser avec discernement car elle est toxique pour le foie par voie interne et ses alcaloïdes sont cancérigènes

Lys de la madone

par François Fossey

Les lys sont originaires de l’hémisphère nord. Ce sont des plantes rustiques qui peuvent rester en place d’une année pour l’autre. Ce sont des plantes dont le bulbe est composé d’écailles charnues. La tige florale, élancée porte des feuilles courtes et se termine par une inflorescence de fleurs en trompettes séparées qui s’épanouissent en juin-juillet. Elles ont 6 étamines et un pistil saillants.

Ils aiment un sol léger, bien drainé, non calcaire et redoutent le sec comme l’excès d’humidité.

La majorité des lis émettent des racines adventices au dessus du bulbe. Il faut donc les enterrer suffisamment profond, 15 à 20 cm.

Le lis de la Madone ou ‘’lilium candidum’’ était présent dans tous les jardins de nos grand-mères. Ses magnifiques trompettes blanc pur sont centrées par des étamines d’un jaune lumineux.

Pour les multiplier, on peut lever les écailles périphériques d’un bulbe au printemps ou à l’automne et les mettre en terrine dans un mélange de sable et de terreau. On les mettra en plaine terre au bout d’un à deux ans mais les fleurs se feront attendre encore deux ans, le temps que le bulbe grossisse.

 Boronia heterophylla

par François Fossey


 

Les boronia sont de petits arbustes ou de sous-arbrisseaux à feuilles persistantes cultivés pour leurs fleurs. Considérés comme non rustiques, (minimum 7 à 10°, théoriquement), ils passent quand même bien l’hiver à Cherbourg, comme en témoigne celui de la photo, en place depuis 3 ans. Par contre, il leur faut un sol sableux, bien drainé, neutre ou acide. On peut les tailler après la floraison pour éviter qu’ils ne s’étiolent.

Les feuilles sont fines, divisées en folioles filiformes. Les fleurs apparaissent au printemps, globuleuses, en gros grelots, à l’aisselle des feuilles et la floraison se prolonge plusieurs semaines. La couleur la plus rencontrée est le rouge carmin, le rouge foncé, parfois le jaune ou le pourpre brunâtre.

Il existe diverses variétés : ‘’B. elatior’’, ‘’B. megastigma’’, ‘’B. heterophylla’’

  L’orme femelle en fleurs.

par François Fossey


 

Si vous vous promenez dans la campagne au début du printemps et que votre regard est attiré par un très bel arbre à la forme évasée élégante qui remplace le vert habituel des autres par un jaune pâle inhabituel, il s’agit surement d’un orme femelle en fleurs.

Malheureusement, on en voit de moins en moins car la graphiose, une maladie parasitaire redoutable a détruit la plupart des sujets en Europe occidentale.

Ces arbres, du genre ‘’Ulmus’’, originaires d’Europe et d’Amérique du Nord, fournissent un excellent bois d’œuvre et de chauffage, (une bûche d’orme qui a commencé de brûler se calcine jusqu’au bout à petit feu). On utilisait aussi l’orme pour faire des moyeux de roues, pour les moulins à aube en particulier. On en faisait aussi des affûts de canons, des sabots, des semelles de galoches, des arcs, des tours de filets à crevettes…

Depuis 1960, on recherche des cultivars résistants à la graphiose, (‘’ulmus résista’’ en particulier, d’origine japonaise), mais ils sont plus petits, souvent arbustifs et beaucoup moins décoratifs.

Le forsythia.

par François Fossey

Le forsythia.

 

La floraison lumineuse du forsythia ensoleille le jardin à la fin de l’hiver. C’est un des premiers arbustes à fleurir, fin février ou début mars. De nombreuses petites fleurs recouvrent les rameaux d’un manteau jaune d’or d’autant plus spectaculaire que les feuilles n’apparaissent que deux à trois semaines après, quand la floraison s’épuise. Originaire de Chine et du Japon, il fut introduit en Europe au 19ème siècle. Il pousse tout seul avec vigueur, s’accommodant de tous les sols pourvu qu’il soit au soleil. Il se taille après la floraison et se multiplie facilement par bouture ou marcotte.

La violette

par François Fossey

La violette.

 

Elle appartient au genre ‘’viola’’, comme la pensée et on pourrait dire que la pensée est une violette plate, ou que la violette est une pensée plissée.

Il en existe plusieurs variétés sauvages. La violette odorante est une espèce naturelle très répandue. Ses feuilles sont en forme de cœur. Elle s’épanouit de fin février à mai et ses teintes vont du violet au mauve, sans oublier les blanches.

La violette hérissée a des feuilles en pointe recouvertes de poils très fins, d’où son nom. Elle est inodore, comme la violette des bois, la violette de Rivain qui préfère les lieux herbeux et les landages ou la violette des chiens qui fleurit d’avril à juin.

Les violettes cultivées qui s’épanouissent à la Saint Valentin ont été le bouquet fétiche des amoureux. On les utilisait aussi en parfumerie et en médecine, les bonbons à la violette étant prescrits dans les maux de gorge. Actuellement, on connaît surtout la violette de Toulouse aux grandes fleurs mauves odorantes et la violette de Parme, à fleurs doubles, elles aussi très parfumées.

Le citronnier

par François Fossey


 


 

Le citronnier, ‘’citrus limon’’, de la famille des agrumes est originaire du Cachemire et ce sont les Arabes qui l’ont répandu dans tout le bassin méditerranéen. Il pousse volontiers sur la Côte d’Azur : les citrons de Menton sont bien connus. Il a la particularité d’avoir une floraison remontante. La variété ‘’lisbon’’ est très vigoureuse, remontante et résiste bien au froid.

Dans nos régions, il est conseillé de le cultiver en pot bien drainé dans un mélange fait d’une moitié de bonne terre de jardin non calcaire, d’un quart de terreau ou de compost et d’un quart de sable grossier ou de perlite. Il faut ajouter un engrais spécial agrumes et arroser chaque jour en été. Une surveillance stricte est de rigueur, les cochenilles s’invitant volontiers sur les tiges et les feuilles. On peut aussi essayer en pleine terre bien drainée et bien exposée dans un endroit protégé des vents froids. Le citronnier est très gourmand d’engrais, il faut en apporter avant la floraison, en juin et en septembre. En automne, il est recommandé d’améliorer le sol en matières organiques. Moyennant ces précautions, il n’y a aucune raison de ne pas récolter de citrons comme ceux-ci.

                                                      Janvier 2015

Le gui

 


 

 

Le gui.

 

C’est un arbrisseau semi-parasite dont les ramifications sont symétriques, ce qui lui donne l’aspect d’une boule. Le feuilles oblongues sont vert mat et les fleurs donnent des fruits ronds, verts en été et qui deviennent blancs lorsqu’ils sont mûrs en hiver. Les baies sont regroupées par trois, deux latérales et une en dessus. Chacune contient une graine, celle du haut comportant deux embryons et les autres un seul. La pulpe est une substance visqueuse, la viscine, dont on fait une colle, la glu.

Le gui pousse sur de nombreux végétaux ligneux. Le gui des feuillus est le plus courant, surtout sur les pommiers et peupliers, parfois sur les aubépines, sorbiers, tilleuls saules érables… Il est plus rare sur les noisetiers, bouleaux, frênes, charmes, poiriers, châtaigniers…

Très rare sur les ormes et chênes, (ce qui ne facilitait pas la tâche des druides !), il est absent sur les hêtres. Ce sont d’autres espèces de gui qui parasitent les conifères.

La dissémination du gui est le fait d’oiseaux qui mangent ses baies. La grive les avale entières et rejette les graines collées entre elles qui s’accrochent aux arbres. La fauvette ne mange que la pulpe mais elle colle la graine sur les branches.

Lorsque la graine germe au printemps, elle émet une sorte de racine qui perfore l’écorce sur laquelle elle est posée et pénètre à l’intérieur. L’arbre se défend en fabriquant une protubérance, sorte de tumeur anti gui, lequel répond en secrétant une substance anti tumeur, ce qui a amené les chercheurs à découvrir les vertus anticancéreuses du gui.

Bien entendu, à cette saison, comment ne pas parler du gui porte bonheur sous lequel on échange les souhaits de nouvel an : au gui l’an neuf ! Cette expression, aussi ancienne que classique n’avait pourtant pas cette signification à l’origine, c’est la déformation phonétique du cri des druides cueillant le gui au solstice d’hiver : ‘’O ghel an heu !’’, ce qui signifie : ‘’le blé germe’’ !

 

décembre

Skimmia japonica.

par François Fossey


 

Les skimmias sont de petits arbustes touffus de forme régulière et arrondie, ce qui rend la taille superflue, d’autant qu’ils ne dépassent guère 1 m. Ce sont des plantes dioïques : il y a des pieds mâles et des pieds femelles. Il faudra donc associer les deux pour avoir une fructification. Les fleurs femelles, blanches, sont assez banales mais elles donnent naissance à des fruits rouges très décoratifs. La floraison mâle est beaucoup plus spectaculaire, surtout la variété ‘’rubella’’ qui reste en boutons pendant tout l’hiver. Les feuilles ovales sont brillantes et rigides. Ils préfèrent les terres humifères non calcaires et acceptent soleil ou mi-ombre. La croissance n’est pas très rapide.

Les fruits, qui ont succédé aux fleurs femelles de printemps, tomberont cet hiver. Les fleurs mâles, à droite, sont en boutons qui vont grossir tout l’hiver et s’épanouir en mars en même temps que les fleurs femelles, à peine ébauchées en ce moment.


La Ronce

par François Fossey

 

Plante sauvage que l’on aime pour les mûres qui feront de savoureuses confitures ou pour son caractère défensif permettant de réaliser des haies infranchissables, la ronce est aussi détestée pour l’agressivité de ses ardillons redoutables et son caractère invasif.

Elle se propage de deux façons, par semence et par marcottage. Les oiseaux sont friands de mures. Ils se chargent de les colporter et de les disséminer partout, surtout au pied des arbres et arbustes, ce qui leur permettra de commencer de se développer sans qu’on les voie. D’autre part les extrémités des rameaux souples arrivent à trainer par terre et s’enracinent, donnant de nouvelles souches. C’est ainsi que les haies non entretenues s’élargissent de quelques mètres chaque année. La seule solution pour s’en débarrasser, les arracher ou couper les pousses à la racine, c’est à cette saison qu’elles sont les plus vulnérables.

Août

Le crépis

par François Fossey

Le crépis verdoyant, ou crépis virens ou à petites têtes ou encore crépis capillaire.

 

Ses inflorescences en fausses ombelles tapissent en ce moment les bas côtés de nos routes. Souvent grégaire, il réalise par endroits de véritables tapis jaunes. De la famille des composées, seules les fleurs extérieures sont ligulées, c’est-à-dire munies d’un pétale. Les fruits sont munis d’une aigrette comme ceux du pissenlit.

Les feuilles vertes aux bords irréguliers en grosses dents de scie sont divisées et pennées.

Il s’agit d’une espèce autochtone mais particulièrement envahissante. Les plantes s’arrachent facilement, ce qu’il est conseillé de faire avant la dissémination des graines.

juillet

La grande berce

par François Fossey

 

 

La grande berce est une coutumière de nos talus de bords de routes qu’elle garnit en ce moment de ses grandes  ombelles blanches au sommet de ses longues hampes. Improprement appelée dans la région ‘’panais sauvage’’ à cause de son odeur, elle s’en distingue par des feuilles de grande taille à folioles plus larges. D’ailleurs le panais sauvage, commun en Allemagne, Hollande ou Angleterre, ne fait pas partie de notre flore locale. Bien que beaucoup moins dangereuse au toucher que la berce du Caucase, elle peut provoquer des irritations cutanées comme la dermite de prés quand elle est humide.

Les fruits, (en formation sur la tige médiane de la photo), sont des diakènes aplatis à ailes larges que les enfants utilisent volontiers pour faire des batailles de confettis… ce qui, bien entendu, est déconseillé dans un jardin !!!

juin

Le laurier du Portugal ‘’Prunus Lusitanica’’.

par François Fossey

De la grande famille des prunus, il se présente comme un arbuste dense et buissonnant ou comme un arbre à port étalé. Beaucoup moins répandu que les autres lauriers, (laurier sauce, laurier cerise, laurier rose…), il est pourtant très intéressant par son aspect lorsqu’il est isolé. Ses tiges sont brun foncé et ses feuilles ovales, persistantes, vert foncé lustré. C’est en ce moment qu’il est le plus décoratif par sa magnifique floraison de petites grappes de fleurs blanches parfumées, à cinq pétales. Les fruits ovoïdes sont pourpre foncé mais ont souvent du mal à se former sous le ciel normand. Bien entendu, ils sont toxiques comme ceux de toute la famille des lauriers. Très facile à bouturer, sa croissance est rapide, pouvant atteindre 5 à 6 mètres.

juin

L'anémone pulsatile

par François Fossey

C’est une vivace caduque de la famille des renonculacées qui est intéressante par sa floraison et, ensuite, par sa fructification plumeuse, comme on le voit sur la photo.

Elle aime le plein soleil et un sol riche, plutôt calcaire et bien drainé.

On la multiplie par semis en été mais la germination n’intervient qu’au printemps suivant.

Les feuilles finement découpées portent de longs poils. Les fleurs, violettes, sont légèrement duvetées. La variété ‘rubra’’, à fleurs rouges, est magnifique, ‘’alba’’, à fleurs blanches, est beaucoup lus difficile à obtenir.