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La taille des arbustes d'ornements

par monsieur Pascal Prieur

Les 2 et 3 décembre 2016

Jardiner autrement....sans phyto

Lundi 7 Novembre 2016.

14 h 30 Rendez-Vous de A J C .

Thème de l'intervention : " Jardiner autrement....sans phyto "

 

Nous étions 35 auditeurs à suivre les développements de l'exposé présenté par Monsieur Philippard, Directeur Régional de la F R E D O N.

S'appuyant sur des projections qui donnaient la trame de la présentation, Monsieur Philippard a captivé l'assemblée.

Le silence était sur sa voix !

Pas de chuchotement, pas d'aparté !

" Sacré pédagogue "!

Il est 16 h 30 nous contraignons le conférencier à arrêter....

Puis c'est le goûter vite " envoyé ".....

Il faut se presser car les grilles du parc ferment à 16 h 45.

Mais.....il est 17 h 15 et les présents sont toujours là : ils commentent la réunion, entourent le conférencier et ne désirent pas quitter la salle.

" Nous sommes frustrés ! c'est une heure, minimum, en plus qui nous manquait pour compléter ce vrai moment d'échange "

André emploie les grands moyens :

Il coupe l'électricité.....et pousse tout le monde dehors.

Heureusement Rose est là.... clé en main!

 

Jacques

PRESQU’ÎLE EN FLEURS - LES FUCHSIAS

Le 4 avril 2016

Compte-rendu, Jacques Fréné

 

 Aujourd'hui 4 Avril, à 14h30, commençait notre Rendez-Vous. Nous étions 22 qui attendaient les informations sur la présentation de l'exposition "Presqu'île en fleurs 2016" préparée par le groupe de travail de Art et Jardins du Cotentin - Ils sont 18 - 

 Par quelques renforts c'est 34 personnes, très attentives, qui suivaient les démonstrations de Alain COMPAGNON et de Paul DAVY.

 

Pour  Presqu'île en fleurs 2016 ( 7eme édition ) le thème proposé :

 

« Un lieu pour rêver : Le jardin romantique »

 

 Paul et Alain se sont partagés la tâche. Paul détaille les travaux de recherches, d'écritures et de composition des tableaux ainsi que leurs implantations. Alain présente les maquettes des panneaux.

 

 Paul peux-tu nous montrer votre projet, détailler son contexte, présenter sa réalisation et comment vous l'avez rendu lisible pour les visiteurs de votre stand ?

 

 

 Présentation du projet d’AJC pour Presqu’île en Fleurs 2016

 

 

 1 /contexte.

 

 Lors des éditions précédentes (2006, 2008, 2010, 2012) la ville de Cherbourg avait retenu une approche historique de l’art des jardins, allant de l’époque carolingienne à la Renaissance.

 

En 2014, un thème correspondant à l’actualité avait été préféré : « La Biodiversité »

 

A chaque fois, AJC a mis un point d’honneur à se plier au thème officiel. Le partage des rôles avec le Service Embellissement de la Ville étant le suivant : les jardiniers de la ville réalisent un espace représentatif de l’époque retenue et AJC apporte, par une exposition, des informations quant au contexte historique, social, économique, culturel… de l’époque qui permet d’éclairer les caractéristiques des jardins de cette période.

 

A chaque fois l’objectif est d’obtenir une présentation à la fois ludique et accessible au public tout en restant documentée et rigoureuse quant à son contenu.

 

Pour l’édition 2016, le signal de départ a été donné très tardivement par la Ville (fin décembre 2015 au lieu de juin comme habituellement). Le thème revenait à une approche chronologique : « Le Jardin romantique ».

 

Initié seulement début janvier 2016, le Groupe de Travail AJC a fonctionné de façon efficace et le projet est actuellement en bonne voie de réalisation.

 

 

 2/ Réalisation et contenu.

 

Comme en 2006, année de la première édition de cette manifestation, nous occuperons le rez-de-chaussée de la Salle des Communs du Château. Nous partagerons l’espace de 90 m2 avec les jardiniers de la Ville.

 

Les visiteurs seront attirés vers l’entrée du local par un décor extérieur en forme de tente royale, orné de bannières portant le titre de l’exposition.

 

A l’intérieur, ils suivront un chemin sinueux, tracé au milieu d’un décor « végétalisé » (gazon, plantes et fleurs). De place en place, des panneaux (6 au total) leur apporteront explications et informations.

 

Des objet et accessoires divers seront disposés comme autant de symboles d’esprit romantique : statues, colonnes, fontaine, vase, volière…

 

Le chemin fera demi-tour dans la gloriette d’AJC, dont seule la structure sera montée. A l’intérieur les visiteurs feront connaissance avec l’exquise silhouette de la Reine Hortense contemplant rêveusement un superbe paysage…forcément romantique !

 

Avant de gagner l’espace préparé par les jardiniers de la ville, les promeneurs observeront de part et d’autre du sentier des reproductions, en différents formats, d’aperçus de nos jardins pouvant être considérés comme d’inspiration romantique. Ceci de façon à montrer que cette façon d’être n’est pas réservé aux seuls très grands parcs.

 

Les panneaux précités, dont les maquettes sont présentées par Alain Compagnon, aborderont les points suivants de façon successive :

 

 

 

  • « Le romantisme, mouvement culturel ». Il s’agira d’une définition, la plus simple possible et acceptable par tous, de ce qu’a été ce mouvement. Le texte est écrit sur un décor de fond représentant un tableau de C.D. Friedrich.
  • « Les grandes Voix du romantisme ». Un kaléidoscope représente, en portraits, autoportraits, photographie pour certains, les personnages qui ont illustré et porté le mouvement dans les différents arts (littérature, peinture, musique..)

  • « Le Jardin anglais ». Comme les autres formes d’art, la conception des jardins a été influencée par l’esprit romantique. Ce mouvement étant né en Angleterre, il n’est pas surprenant que le jardin anglais soit devenu le précurseur et l’archétype du jardin romantique. Le romantisme étant, avant tout, un mouvement de rébellion par rapport à l’ordre établi, la structure du jardin anglais traduit cet état d’esprit.

  • « Le jardin romantique ». Ce tableau explicite les caractéristiques principales d’un jardin inspiré de cet esprit en s’appuyant sur des exemples, parfois insolites (cimetière du Père Lachaise). Il permet de rappeler les noms de quelques concepteurs de parcs et jardins inspirés de ce mouvement.

  • « les fabriques du jardin romantique ». La notion de « Fabriques » est étroitement liée à ces jardins. De nombreux exemples permettent d’apprécier la diversité de ces constructions ornementales.

  • « Les plantes du jardin romantique ». Probablement non exhaustif, ce panneau rappelle les plantes les plus utilisées dans ces espaces et illustre le goût pour l’exotisme de cette période.

 

 

 Alain, nous aimerions voir les maquettes des documents présentés au public .

 

 

 Maquettes.

 

 Les maquettes présentées étaient des tirages des panneaux sur un format A3.

 Seul le panneau « Le jardin romantique » n’a pas pu être montré car il n’était pas encore abouti à l’époque.

 A été également présentée, toujours sur tirage A3, la manière dont seront accrochées, sur la dernière partie de l’exposition, les photos des jardins romantiques de nos adhérents.

 

 Comme à l'habitude L'exposition que AJC proposera sera une information précise et très agréable à regarder.

 

 

 Nous abordons la 2ème partie de notre Rendez-Vous.

 

 

 C'EST L'HEURE DES FUCHSIAS.

 

 Notre spécialiste Fuchsias, Josseline MAZIER, d'une voix endommagée par une

trachéite, commence son intervention par un rappel historique.

 

  • Des gravures rupestres montrent des fleurs de Fuchsias.
  • Louis XIV demande aux marins et missionnaires de lui rapporter des plantes nouvelle(1)

 

Il charge Michel BEGON, administrateur de la Marine Royale, de trouver un botaniste voyageur capable de répondre à son désir.

 

 C'est Charles PLUMIER qui sera choisi. Celui-ci découvrira et importera « la plante de

 

beauté ». Elle sera baptisée Fuchsia en hommage à Léonhart FUCHS, botaniste allemand. - Cet arbrisseau est trouvé à l'état endémique aux Amériques Centrale et Sud

 et en Nouvelle Zélande -

 

  • Vers 1730, Philipp MILLER. tente d'introduire Fuchsia en Angleterre. C'est un échec !

  • En 1788, James LEE,pépiniériste londonien multiplie ( 300 pieds ) le Fuchsia Coccinéa.

  • En 1858 Victor LEMOINE, obtient le premier Fuchsia « double »

  • Depuis ce sont des milliers de Fuchsias hybrides qui ont été mis sur le marché.

 

 

 Le Fuchsia petit arbuste en général, peut pour quelques espèces atteindre la taille d'un arbre.

 Le Fuchsia se présente sous de multiples formes : érigée, retombante, rampante, en tige.

 

 Culture du Fuchsia.

 

Le Fuchsia préfère une ambiance mi-ombragée à soleil léger.

 

Mais j'ai planté il y a une vingtaine d'années 300 pieds, d'espèces différentes, en plein soleil sur la zone la plus élevée de mon jardin à Equeurdreville et ils se portaient bien.

 

 Le Fuchsia peut être élevé en :

 

  • Pleine terre dans un sol riche et frais. L'arrosage doit être très étudié.

  • En pot rempli d'un substrat léger, drainant etcorrectement arrosé. Cela donne la possibilité de :

  • Les déplacer en fonction des couleurs, des formes.

  • D'isoler certains sujets.

  • De les mettre à l'abri lors des périodes froides.

 

 Le Fuchsia fleurit de mai à octobre.

 

 Le Fuchsia demande un entretien très simple qui consiste à couper les fleurs fanées au

 

fur et à mesure.

 

 Le Fuchsia se multiplie aisément par marcottage ou bouturage.

 

 

 Le Fuchsia se taille

 

  • Lors de la première pousse il se pince.

  • En cours de végétation des branches peuvent sectionnées pour garder une belle forme.

  • En automne il se rabat court.

 

 Le Fuchsia et les engrais.

 

  • Pour l'aide au démarrage de la végétation je mets/ N 10 P 10 K 10.

  • Pour préparer la floraison j'emploie N 8 P12 K 16.

 

Le Fuchsia et les parasites.

 

Limaces, charançons, pucerons, aleurodes et l'aculops.

 

Nous savons traiter les 4 premiers .

 

mais l'aculops.... mon cauchemar...nous ne savons pas !!

 

 L'aculops m'a fait perdre les 2/3 de ma collection ; je ne possède plus qu'un centaine d'espèces,

 

Les plantes encore en bonne santé sont menacées du bûcher si elles se laissent envahir par cet acarien originaire d'Amérique du Sud, Il est arrivé en France dans une pépinière du Morbihan.

 

Je leur dit à mes Fuchsias et je leur répète :

 

«  Que l'aculops fuchsiae est classé organisme nuisible de lutte obligatoire »

 

-Arrêté du 31 juillet 2000.-

 Donc toutes les plantes atteintes sont brûléesstockées dans un sac en PVC noir

 qui sera exposé longuement au soleil.

 

Les professionnels du Fuchsia peuvent soigner leurs plantes malades car ils ont accès à des produits chimiques très dangereux.

 

« Mes fuchsias savent qu'entre leur vie ou la mienne je n'ai pas d'hésitation : Ils seront brûlés"

 

L'aculops, acarien piqueur provoque des gales et des déformations des feuilles et des fleurs accompagnées d'une coloration rougeâtre. L'aculops doit être éradiqué !

 

Faites connaître cette maladie....avertissez vos voisins.... il faut brûler les plantes contaminées.

 

Le poing levé, Josseline, lance la croisade !

 

Josseline donne 2 listes

 

La première donne des noms de Fuchsias résistants : tubutarzell - wapenfelds'zloeé-

 

maore pipes – northeibriandpipes – lechlade gordon – macrostigma longiflora –

 

F. thymifolia ou minimifolia – F. foetsie - -F.bacillaris – escorticata procuben's

 

La seconde les Fuchsias à éviter – waltrandsbrumper – Mme lovelspider – tom pouce – zilola catrina friod – tous les ricartonii – brutus – tous les magéllanica.

 

 

 Comme le veut la coutume le Rendez-Vous se termine par un goûter.

 

Gouleyants les petits choux, le grévillais, le cidre bouché et le poiré !!

 

 Encore un Rendez-Vous très instructif !

 

 

(1) : se rappeler notre exposition lors de la Tall Ships' Race de 2005

 

 

 

 

Le prochain Rendez-Vous

sera d'une journée complète le mercredi 8 juin prochain..

 

  • Le matin, herborisation sous la conduite de François FOSSEY au Fort de Fermanville.

  • L'après midi visite du Manoir de Maupertus et du château de Gonneville en suivant madame FOUCARD guide de l'office de tourisme du Cotentin-Val de Saire

 

Une journée au Sénat

le 18 décembre 2015

SOUVENIRS DU 18 DECEMBRE 2015 VISITE DES SERRES DU PALAIS DU LUXEMBOURG


La voiture garée, je me hâte vers le hall de la gare de Cherbourg, Il est 5 heures 15. J'aperçois les participants au voyage, je m'étonne de les trouver déjà là. Ils me répondent : « Jacques, tu n'as donc pas lu le programme ! » 5 heures 43 le train s'ébranle - Pas de retard. 9 heures, le train est à quai à St Lazare - Pas de retard. La SNCF deviendrait-elle ponctuelle ?


Je suis surpris. Moi qui n'ai pas mis les pieds à Paris depuis 4 ans je retrouve les quais, la salle des pas perdus, les boutiques  transformés. Les équipements sont sobres et de qualité. Direction rue de Rome vers la gare routière. Nous montons dans un bus de la ligne N°21. Il est neuf, vaste, clair... c'est un prototype en essai et il est gratuit !
Nous arrivons à la Brasserie « LE LUDO ». Retrouvailles avec les parisiennes ; ce sont Gisèle, Laurence, Marie-Claire qui nous font la bise. Petit réconfort café-croissant puis nous gagnons la Porte des Lions du Parc du Palais du Luxembourg.

 

Nous allons découvrir les serres du Sénat,but de notre voyage.

Le directeur du service des Parcs et des Jardins nous accueille : « Nous sommes une petite entreprise de 30 personnes qui doit :

  •  produire les plantes pour l'embellissement du parc et le fleurissement des pièces et bureaux du Sénat.
  •  conserver le patrimoine végétal qui nous est confié – collections des orchidées, des fougères, des crotons, des broméliacées... etc.

» Serres et annexes occupent une surface de 3600 m2 Le bref historique terminé, deux guides-jardiniers prennent en charge chacun une dizaine de membres d’AJC.

Notre groupe va suivre un jeune homme (« pas mal » disent les Dames) mais dont la locution butte sur quelques noms de plantes. Nous longeons une succession de petites serres, à l'architecture vieillotte, qui abritent une culture de kalanchoës. Pas d'arrêt.

 

Nous nous dirigeons vers la serre  de la collection des fougères et broméliacées. Atmosphère très humide et température voisine de 25 °. Tout est vert, pas de fleur (ce sont des plantes primaires) Partout des entrelacs de feuilles, de racines ; nous sommes dans la jungle.

Nous nous faufilons sous des feuilles géantes pour découvrir des blechnium aux frondes centrales colorées de brun-rouge. Notre jardinier nous indique les asplénium, les phyllitis scolopendrium..... (j'ai pris des notes !)

Pas toutes identiques dans leurs espèces.....celle-là a des spores comme ci, l'autre des spores comme ça ! Maintenant nous pénétrons dans une construction récente d'un ensemble de 7 grandes serres – toutes asservies à un modèle informatique qui contrôle température, air, eau, nutriments, présence de nuisibles.

C'est le refuge de la collection d'orchidées, de bégonias et de crotons. Il y a là des plantes très anciennes : en 1838 le médecin de l'empereur du Brésil offre à la faculté de pharmacie un lot d'orchidées qui, en 1860, est transféré dans les serres du Sénat.

  • Première serre   : c'est la collection nationale d'orchidées paphiopédilum. La fleur des paphiopédilum : 2 pétales, 2 sépales et un sabot plus ou moins allongé. Une rareté : 2 exemplaires de 119 ans et se nomment Théodore Buliet, pas belles, pas fleuries....mais âgées....très âgées. Combien de mains les ont touchées ?
  • Deuxième serre : c'est la collection dendrobium, plus de 1000 espèces d'orchidées terrestres et épiphytes qui poussent dans les forêts humides de basse altitude ou dans les forêts de montagnes au-dessus de 2000m de hauteur.
  • Serres suivantes : orchidées dendrochilum, cymbidium, épidendrum, oncidium, phalaenopsis . 13000 potées, 150 genres différents, 1300 espèces et cultivars. Notre guide s'attarde devant des « recroquevillées », des « petits monstres » mais qui montrent de minuscules boutons, des anomalies, des… l'enthousiasme du collectionneur…

Notre accompagnateur prévient : la conservation et la préservation des plantes interdisent de pénétrer dans les serres. Nous resterons donc dans le couloir ! Mais que vois-je ?  Nos amis de l'autre groupe s'engouffrent dans les espaces à nous interdits. L'autre jardinier serait-il plus réceptif aux sourires de nos compagnes ?

 

Nous pressons le pas, l'heure du déjeuner est proche. Pour rejoindre le Palais nous devons « ripatonner » d'importance.

Nous quittons le parc par la sortie Gay-Lussac, longeons le boulevard St Michel tout en admirant une exposition de photos (2mx3m) sur les abeilles, empruntons la rue Médicis sur quelques centaines de mètres, accédons enfin à l'entrée principale du Sénat par la rue Vaugirard. Ouf !

 

Nous y sommes ! Mais n'entre pas qui veut. Les policiers sont là, des grands costauds, mitraillette à la main, et une fluette jeune femme, les bras en corbeille pour bercer son arme. « La présence de cette femme m'indispose » me dit mon voisin de marche !                
Nous sommes dans l'accueil. Deux femmes sévères nous bloquent et demandent le nom de notre groupe. « Art et Jardins du Cotentin », je réponds… « Connais pas… » « AJC »… « Pas sur ma liste… » « Mesdames, voilà la lettre d'introduction du sénateur Jean Pierre Godefroy… » « Ah ! Vous êtes le groupe Godefroy, pas de problème, voilà vos badges ! Montez l'escalier ! »


Nous débouchons dans le salon Napoléon ; des dorures partout, un tableau de l'Empereur en pied, un bas-relief qui, en lettres dorées, donne à lire le décret qui organise le Sénat, 2 serveurs qui s'activent autour d'un grand rafraîchissoir contenant de nombreuses bouteilles de champagne, une luxueuse table avec 24 couverts et le sénateur, Monsieur Jean Pierre Godefroy, qui nous accueille. Le verre à la main, dans cette riche ambiance, je me sens bien et je me délecte de ces instants. Repas harmonieux… discutions courtoises… la vie est belle !!


Mais il est 15 heures30, notre guide de cet après-midi, jeune femme gracieuse et souriante, est là qui nous invite à la suivre pour visiter le Palais du Luxembourg. Dans la cour d'honneur elle rappelle l'historique de l'édifice puis nous entraîne à la découverte de quelques pièces.

 

La salle du Livre d'Or. Restaurée entre 1997 et 1999. Les boiseries et décors proviennent des anciens appartements de Marie de Médicis. Restauré, redoré, repeint, le tout est une merveille ! (une explication particulière pour le « bleu d'outremer » à base de poudre de lapis-lazuli) Pourquoi le nom de Livre d'Or ? Là était le livre qui recevait le nom des visiteurs illustres.

 

La grande galerie. Aussi vaste que la Galerie des Glaces du Palais de Versailles, elle a la même vocation.

 

L'hémicycle. Aujourd'hui pas de débats. Une chance inouïe : nous pouvons prendre place dans le  fauteuil des sénateurs. Le cadre : devant moi le « le plateau », là siège le Président. Derrière son fauteuil se dressent 7 statues qui représentent Turgot, d'Aguesseau, Michel de l'Hôpital, Colbert, Malesherbes, Molé et JEM. Portalis.                               

Le duo sénateur / guide nous expose la vie du Sénateur : assister aux séances publiques, travailler en commission, contrôler le Gouvernement, amender les propositions de loi… Oublier que les sénateurs sont très âgés - « Pas plus que les députés ») – âge moyen du sénateur = âge moyen du député + 1 année.
Oublier que les sénateurs dorment en séance – J P Godefroy m'a dit « non !! » Se rappeler que les ministres viennent défendre leur projet de loi et que les présidents de commission sénatoriale exposent leurs propositions de loi. Entendre, retenir, comprendre le processus législatif (se reporter au tableau)

 

 

 

La bibliothèque. Somptueuse et grandiose. Nous avons à nouveau pris possession des lieux – personne, car fin de semaine et début des vacances de Noël. Du Delacroix partout !  Les pendentifs illustrent l'éloquence, la théologie, la poésie, la philosophie. La coupole s'inspire de l'Enfer de Dante. Le cul du four donne un épisode de la vie d’Alexandre le Grand.

L'escalier d'honneur. Impressionnant. J'ai eu le plaisir de le descendre au bras de Françoise Bessis qui, à son bras droit, était accompagnée par son mari Jean-Louis.
La visite est terminée. Félicitation à notre souriante et pédagogue guide. Remerciements à notre Sénateur qui nous a accompagnés jusque sous le porche. Nous quittons Gisèle, Laurence et Marie-Claire à regret. Il nous faut reprendre le Bus pour rejoindre la gare St Lazare. Nous quittons le quai à l'heure. Pendant 3 heures nous décortiquons notre journée et concluons qu'elle a été « chouette » A la  minute-près c'est l’arrivée à Cherbourg. Pour nous, aujourd'hui, la SNCF a été l'exactitude parfaite.

 

Conclusion. Cela fut, pour moi, une bonne, très bonne journée. Fatigante Oui Amicale Oui Enrichissante Oui
                                                                                                         J. Frêné

Travaux d'hivernage

C.R par Jacques Fréné

C'était le thème de la causerie de François FOSSEY

Nous sommes le 23 Novembre,il est 14.heures40 et François l'homme qui remplit les salles
( 31 présents et il nous manque des chaises ) fait sienne la maxime de LAVOISIER :
"Rien ne se perd,rien ne se crée,tout se transforme "
Nos jardins , petits ou vastes , pourraient vivre en autarcie si nous récupérions leurs matières
organiques en totalité et si nous la réutilisions sur place.
Accomplissons des gestes simples :
-Employons des feuilles mortes
   ( évitons celles qui sont très épaisses )
-Préparons du compost avec les débris végétaux
    ( écartons les plantes malades et les adventives en graines )
-Mettons en place du paillage
   ( les fougères sont parfaites )
-Couvrons le sol avec du B.R.F.
   ( attention à la faim d'azote )
Voila les travaux qui nous assisteront pour assurer la protection de nos plantes car très
prochainement nous aurons du froid.
Alors................
     1° Préparons l'hivernage de nos végétaux
          2 écueils à éviter  - les basses températures
                                          -l'eau stagnante au niveau des racines
     a/ plantes annuelles. Certaines gèleront alors que les voisines,bien apprêtées, ne souffriront pas
     b/plantes vivaces.Peut-être ont-elles besoin d'être taillées,préparées pour affronter le gel et le vent
     c/plantes frileuses. Elles seront rentrées dans la maison ou dans les serres.
     d/les fuchsias. Certains rabattus vivent bien l'hiver dehors d'autres subiront le traitement des "frileuses"
     e/les bulbes d'été.Ceux qui peuvent rester en place , dans nos régions , font parfois le bonheur des
         ravageurs.Il y a ceux qui sont déterrés , séchés , triés et étiquetés
     f/ les rosiers.Nombreuses interrogations et longues discussions.
          Faut-il tailler en Novembre , en Janvier , en Mars ?
           Les débats deviennent vifs , les arguments se choquent , on ergote , on discutaille.
           Autour de la table les présents expliquent leurs méthodes qui apportent de bons résultats !
           Chacun défend sa technique qui lui donne entière satisfaction !
           Une conclusion hâtive : faites n'importe quoi ! le succès est assuré !
            Pour trouver la bonne façon de faire la synthèse effectuée par un homme "ordinaire"il prendra
             en compte :la situation du jardin  -bordure de mer
                                                                          -à l'abri des vents mauvais
                                                                           - sur les hauteurs
                                     -la nature du sol - argileux , sablonneux , humide
                                     - le type des rosiers
                                     - le taux de réussite 100%  50%  20% ?   
             Voilà les paramètres avancés pêle - mêle dans le brouhaha
     Mon voisin , lui aussi " écouteur ", m'apprend que depuis 40 ans il taille ses rosiers buissons ( il en a 120
     de 90 variés différentes ) en Novembre à " hauteur de botte " ce qui lui permet de voir venir.
          - si l'hiver a été rigoureux : en Mars il effectue des "rafraichis "
          -si l'hiver a été doux : il laisse en l'état .
       Ses rosiers grimpants et lianes sont écourtés à la même époque et de la même manière.
         François obtient le silence et continue ....
          g/ Les tropicales seront rentrées en serre chaude
           h/ Les orchidées Si elles sont sorties il faut les rentrer
            i/ Les succulentes. Les rustiques restent dehors , les autres rentrent à l'abri.
     2°/ Combattre l'humidité constante.
          Les plantes ne supportent pas que leurs racines baignent dans l'eau.
          Au jardin il faut drainer
          A l'abri , dans les serres ou au logis , le fond des  contenants seront surélevés ,l'eau pourra ainsi s'évacuer
          Il est possible de récupérer une plante flétrie qui a soif mais celles dont les racines ont pourri sont
          condamnées .
     3°/Utilisation du voile. Un voile synthétique de bonne qualité en une épaisseur suffit dans nos régions
     4°/La neige. La neige assure une bonne protection pour les plantes en cas de très fort gel ,
          mais son poids peut briser les branches en cas de fortes précipitations.
Et...............Plus de questions
Avec un dernier trait d'humour François met un point final à son exposé.
Tous,nous l'applaudissons pour le remercier.
                                                                               °
                                                                             °   °
Rose
, notre Présidente , arrive avec ses cadeaux
L'un pour François
L'autre pour monsieur Francis RENOUF qui le Samedi 21 Novembre a captivé la douzaine d'adhérents
de A.J.C. lors de la découverte de l' HERBIER, à la Société des Sciences de CHERBOURG.
                                                                                  °
                                                                                °   °
Puis c'est l'heure des douceurs
Des gâteaux tous délicieux .
          Merci ROSE , Bernadette DEFFONTAINES , Marcelle GROULT et Annie HAMEL.    

A la découverte des pommes du nord Cotentin

par Jacques Fréné

On a croqué la pomme à Saint Sauveur le Vicomte

Il est 14 heures 30 .
Sur la place de la mairie de Saint Sauveur le Vicomte,deux gaillards
appareil photo en bandoulière et bloc-notes en main,bavardent en
faisant les cent pas.
" Je t'assure mes renseignements sont bons....c'est un type bien placé
qui m'a informé ".......
" J'espère que la délégation sera importante...et de qualité ...."
" bon scoop !! "
Pas loin,Monsieur le Professeur POMME attend ses hôtes.
Qui attend- t-on ?
Les voilà !
Une,deux.....Huit,neuf....treize,quatorze voitures se rangent devant la
la mairie
En  descendent :
Madame la Présidente,Monsieur le Trésorier,Monsieur le Secrétaire du
service des relations extérieures et de nombreux adhérents de base de
l'Association ART et JARDINS du COTENTIN . Je vois également le mari
de Madame la Secrétaire administrative.
Oui Madame  !   Oui Monsieur !  ils sont 24 !!
Mais pourquoi la Presse ?
On chuchote que les membres de cette Association importante viennent
entendre  Monsieur GILBERT  MARTIN 
ils discuteront de pomologie dans les deux vergers de la ville
de Saint Sauveur le Vicomte .
Ici la valeur de cette assemblée est connue et reconnue !
Il est notoire que le nombre conséquent de membres,leurs qualités,l'amitié
qui les lie y sont pour beaucoup.
Ce déplacement est important.Les délibérations porteront sur :
- Les Pommes sont-elles romaines ?
- Les Pommes proviennent-elles d'Asie Centrale ?
- Les Pommes ont-elles transité par l'Espagne ?
-Qu'en était-il à l'époque de Gilles de GOUBERVILLE  ?
.......Voici quelques points débattus cet après-midi .

Deux heures plus tard les A.J.C. quelque peu fatigués  rentrent en salle pour
faire la synthèse des débats........
....C'était bien.....Rudement bien.....Très détaillé....Mais aussi très anecdotique
Monsieur MARTIN intarissable.

Merci Monsieur  MARTIN .

L'auteur de ce papier a certainement enjolivé la réalité.

Le fer au jardin

Le 15 septembre 2015

« C’est en forgeant ….»

 

14 heures 30  33 présents.

Mick et Jean-Pierre  nous accueillent.

Tout le matériel du forgeron est  en place devant la maison y compris la traction avant Citroën qui est déjà un bel exemple de chaudronnerie-tolerie.

 

Nous visitons d’abord le jardin pour faire connaissance avec les réalisations de Jean-Pierre .

Commentaires techniques sur la fabrication de sa gloriette, le pont, les arcades qui ouvrent une nouvelle perspective au jardin, que de la belle ouvrage !

 

Les travaux pratiques ; cintrage à froid de fer cornière, exécution  d’un cercle en fer plat et Jean-Pierre nous tourne un fer carré serré dans un étau et caché dans un tube .une fois le tube dégagé  nous apparaît une magnifique torsade, admiration !

 

Après le froid, le chaud, la forge est allumée, harnaché d’un  tablier de cuir  le forgeron  s’empare d’une barre  fer  et après  force coups de marteau  sur le métal rougi, Jean-Pierre nous présente une volute sorte de lourde crosse, quelqu’un propose d’en faire don à l’évêque de Coutances, sympa !

 

Goûter bien mérité après tant de débauche d’énergie

 

 

Fin du rendez-vous, encore merci à nos hôtes

 

C.R André Charlot

La permaculture

Le 8 septembre 2015

Nous étions 18 curieux   réunis à Taillepied pour écouter Thomas Novince  nous faire part de son expérience de 9 ans en permaculture.

 

9 ans pour débroussailler les lieux   avec l’aide de trente chèvres , former ses parcelles , construire sa maison,  la serre ... ,

 

Présentation de la jument, l’ânesse, les oies ,les canards et poules qui ont une part active dans l’exploitation de Thomas.

 

Après notre passage intéressé dans les fraisiers implantés sur copeaux de bois (photo) et qui forment le toit végétalisé d’une fromagerie, nous avons traversé la serre , cultivée en partie , en couches chaudes . Piments , arachides, curcumas, réglisses...étonnant!. La visite se termine par un champ cultivé en buttes couvertes de légumes mélangés.

 

Même le gouter sucré salé fut insolite,  palets de dame de Christiane  tartinés au fromage de chèvre frais de Thomas. Le tout arrosé d’un pétillant de sureau !

 

18 heures , il est temps de rentrer

 

 

CR André Charlot

Château de Tocqueville

Le 30 juillet 2015

Nous étions 44 visiteurs, pas mal ! dans une période traditionnellement neutralisée par AJC

Journée au Tourp

Le 17 mars 2015